• Véhicules diesel interdits à Bruxelles dès le 1er janvier 2018

    C'est annoncé depuis 2016, à partir de ce 1er janvier 2018, les véhicules les plus polluants ne pourront plus circuler dans aucune des 19 communes bruxelloises (Anderlecht, Ville de Bruxelles, Ixelles, Etterbeek, Evere, Ganshoren, Jette, Koekelberg, Auderghem, Schaerbeek, Berchem-Sainte-Agathe, Saint-Gilles, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Josse-ten-Noode, Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, Uccle, Forest et Watermael-Boitsfort).

    Les règles d'accès de la LEZ ("Low Emission Zone" ; "Zone de basses émissions, en français") ont pour but d'améliorer la qualité de l'air à Bruxelles et seront d'application tous les jours de la semaine (7j/7) et 24h/24.

    Quels sont les véhicules concernés ?

    Sont visés à partir de ce 1er janvier toutes les voitures diesel, les camionnettes de moins de 3,5 tonnes, les bus et les autocars sans norme Euro et Euro 1.  

    Pour l'instant, les véhicules à essence ne sont pas concernés, mais les règles vont évoluer au fil des ans comme le montrent ces deux tableaux (un pour les véhicules diesel et l'autre pour les véhicules essence): 

    Diesel

    2018

    2019

    2020

    2022

    2025

    EURO 6

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    EURO 5
    Immatriculé avant le 1/9/15

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Non autorisé

    EURO 4
    Immatriculé avant le 1/1/11

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    EURO 3
    Immatriculé avant le 1/1/06

    Autorisé

    Autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    EURO 2
    Immatriculé avant le 1/1/01

    Autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    EURO 1
    Immatriculé avant 1/1/97

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Sans EURO
    Immatriculé avant le 1/7/92

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Essence

    2018

    2019

    2020

    2025

    EURO 6

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    EURO 5
    Immatriculé avant le 1/9/15

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    EURO 4
    Immatriculé avant le 1/1/11

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    EURO 3
    Immatriculé avant le 1/1/06

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    EURO 2
    Immatriculé avant le 1/1/01

    Autorisé

    Autorisé

    Autorisé

    Non autorisé

    EURO 1
    Immatriculé avant 1/1/97

    Autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Sans EURO
    Immatriculé avant le 1/7/92

    Autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Non autorisé

    Période transitoire

    Renseignements pris, aucun contrôle n'est prévu à partir du 1er janvier 2018.

    Les propriétaires de ces véhicules vont même avoir 9 mois pour trouver une solution alternative puisque les premiers contrôles commenceront seulement après une période d'adaptation de 6 mois, explique Bruxelles Environnement. A cela s'ajouteront 3 mois pendant lesquels les contrôles donneront lieu à de simples avertissements.

    Autrement dit, les premières contraventions pourront seulement tomber à partir du 1er octobre 2018.

    Les caméras pour contrôler tout ça seront d'ailleurs installées progressivement d'ici fin 2018. On parle de 176 caméras dont 121 points de capture. 

    Quelques exceptions

    Une quinzaine de véhicules ne sont pas concernés par ces nouvelles règles. C'est le cas de tous les deux-roues motorisés, des poids-lourds de plus de 3,5 tonnes conçus pour le transport des marchandises, des tracteurs agricoles ou forestiers (à chenille et à roue), des véhicules roulant à l’hydrogène, des motorhomes ("les autocaravanes") ou encore des véhicules immatriculés ancêtre (plaque "O") de plus de 30 ans. Tous les détails en cliquant ici. 

    Des dérogations sont aussi prévues via l'octroi d'un "pass journalier" et avec un maximum de 8 jours d'accès par an. Ce sera évidemment payant : 35 euros par jour. 

    Quid des véhicules étrangers ?

    Pour les véhicules étrangers, il faudra s’enregistrer pour prouver qu'on est en ordre. Ce qui ne sera possible qu'à partir de l’été 2018. Cela pourra se faire via internet. 

    Amendes

    Si les contrôles ne sont pas prévus avant le 1er octobre 2018, le montant des amendes est déjà fixé : 350 euros par infraction (à Anvers, elles sont à 125 euros, mais elles passeront à 150 euros à partir de 2018).

    Mais il y a un plafond : on ne pourra recevoir que quatre amendes par an maximum et il faudra un minimum de 3 mois entre deux contraventions.

    Comment déterminer la norme euro d'un véhicule?

    La norme euro d'un véhicule est une norme environnementale européenne. Vous la trouverez sur la carte grise du véhicule. S'il n'y en a pas, c'est la date de la première immatriculation qui est prise en compte

    Source :  Céline Biourge https://www.rtbf.be/info/regions/detail_vehicules-diesel-interdits-a-bruxelles-des-le-1er-janvier-2018-periode-de-tolerance-prevue?id=9774965


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  • Les photos de ce centre culturel chinois sont vite devenues virales, grâce au tournis de lecture offert par ces multiples rayons de livres. Mais à regarder de plus près, cette bibliothèque n'est pas aussi dingue que prévu.

    Des livres à perte de vue, sur 33 700 m2, le tout dans un auditorium baigné de lumière. Le cabinet d’architecture néerlandais MVRDV et les architectes chinois qui ont conçu la bibliothèque municipale de Tianjin Binhai ont de quoi être fiers : cette dernière est déjà présentée comme l'une des plus belles au monde.

    Ouverte au public le 1er octobre dernier après 3 ans de construction, elle va accueillir un peu plus d'1 million d'ouvrages dans son espace sobre et épuré. Pour le cofondateur de MVRDV Winy Maas, il faut voir ce lieu inédit comme "une grotte, une bibliothèque infinie". Il explique que l'auditorium a été imaginé "comme une boule, qui s'enroule sur elle-même". "Les étagères sont de grands espaces où l’on peut s’asseoir et en même temps avoir accès aux étages supérieurs", ajoute celui pour qui les courbes du bâtiment invitent les visiteurs à s'asseoir, marcher, lire ou encore discuter.

    Sauf qu'en s'approchant un peu plus des étagères du hall d'entrée, on s'aperçoit que les livres sont en fait... des images imprimées. Quelques véritables livres sont certes disposés, pour faire illusion. Mais l'essentiel de la salle demeure un vaste trompe-l'œil.

    Le directeur de la bibliothèque, Liu Xiufeng, se veut rassurant : le lieu dispose de nombreuses autres salles contenant des ouvrages à consulter. En fait, ce sont les autorités publiques qui n'ont pas autorisé la mise en place de livres dans la salle principale. Liu Xiufeng a d'ailleurs indiqué à l'AFP que même les rares livres disposés dans l'atrium ne sont pas voués à rester.

    VIDEO : https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=Z5_mFd-9y1M

    Officiellement, l'utilisation de cette salle doit être limitée à la circulation du public, au fait de s'asseoir, de lire et se retrouver – pas au stockage de livres, donc. "C'est vrai, il y a une grosse différence entre ce que montre les photos et la réalité", a commenté Jiang Xue, un étudiant en médecine dont les propos ont été rapportés par l'AFP. "Never judge a book by its cover", comme on dit.


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  • J'ai été jeter un oeil sur la page facebook de "Vargass92" et j'ai adoré ce commentaire (et le dessin joint) d'un.... fan de l'idole :
     

    "Ne reviens pas à Bruxelles car tu risques d'avoir un comité d'accueil moins chaleureux que le précédent.Tu n'es pas le bienvenu au pays de Tintin et de ses copains. Même le prince Abdallah ne semble pas trop t'apprécier."

    Ce très cher Vargass92

                         Qui a dit que les Belges n'avaient pas d'humour ?


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  • Un policier énervé par la remarque d’un cycliste a ensuite brûlé un feu rouge pour barrer la route au deux-roues avec son combi. S’ensuit une engueulade ubuesque, gratinée à la mauvaise foi. Le cycliste n’a pas porté plainte. Mais sa vidéo qui buzze sur YouTube vaut tous les réquisitoires.

    Le policier bloque le cycliste avec son combi: altercation ubuesque sur un carrefour de Bruxelles + vidéo

    L’incident se déroule en février au carrefour de la Chasse, à Etterbeek. Guillaume, 31 ans, aimerait prendre sa place dans le sas vélo au feu rouge. Il s’agit de cette petite «boîte» peinte au sol qui permet au cycliste de dépasser la file de véhicules bloqués au rouge pour choisir en toute sécurité la direction à prendre une fois le feu au vert. Mais ce jour-là, un fourgon de police de la zone Montgomery l’en empêche en campant dans le sas. Le cycliste, en selle depuis 7 ans dans les rues de Bruxelles, décide de rappeler l’existence du dispositif de marquage au policier. Le conducteur en bleu refuse de reconnaître son tort. Il estime que «la ligne blanche a disparu».

    Guillaume n’insiste pas: il remonte sur son vélo et passe le feu (au rouge) de la chaussée de Wavre vers la rue des Champs, comme le panneau «tourne à droite cycliste» le lui permet à cet endroit. Ce signal routier a pris cours en 2012 dans les rues de la capitale. Mal lui en a pris: le policier redémarre et surgit pour lui barrer la route d’un brusque coup de volant. Une manœuvre dangereuse qui aurait pu se terminer plus mal.

    «Ce n’est plus valable, Monsieur!»

    S’ensuit une altercation ubuesque entre le cycliste et le policier, où le premier apprend au deuxième l’existence du panneau pourtant devenu obligatoire à Bruxelles. Refusant de rendre les armes, le policier revient sur le sas vélo qu’il affirme effacé et reproche au cycliste de s’être permis de lui faire une remarque. «Ce n’est plus valable, Monsieur», aboie-t-il.

    Ce que l’agent ignore, c’est que Guillaume filme la scène avec une caméra attachée sur son vélo. Les images ont été transmises à la police de la zone Montgomery mais aucune plainte n’a été introduite suite à plusieurs expériences décourageantes pour Guillaume (lire ci-dessous). Cependant, le jeune Schaerbeekoisa obtenu l’aide du Gracq dans cet imbroglio. Après mûre réflexion, le cycliste a également décidé de poster l’incident sur YouTube «pour faire réfléchir». Et depuis ce 11 novembre, la vidéo explose: elle a été vue plus de 250.000 fois grâce au relais de Cinquante Euro, un YouTubeur français de Rouen, activiste du vélo très suivi sur les réseaux sociaux.

    «J’ai davantage peur de me faire agresser que renverser»

    Guillaume, pourquoi filmiez-vous votre déplacement à vélo lors de cette altercation?

    Suite à des agressions survenues après des incidents de circulation. D’abord, un automobiliste en tort s’était déchaîné sur moi et avait démoli mon vélo à coups de pied. J’avais porté plainte mais à l’époque, sans image, ça n’a pas été plus loin. La seconde fois, un type m’a frappé et a écrasé mon vélo. Comme j’avais filmé cette fois-là, j’ai à nouveau porté plainte mais on m’a rétorqué qu’il n’y avait pas assez de preuve. je me demande ce qui est plus parlant qu’une vidéo comme preuve...

    Dans ce cas-ci, on risque de vous reprocher d’avoir quelque peu «provoqué» le policier en lui ayant rappelé le code de la route...

    Je l’ai fait de manière polie, sans être méprisant ou agressif. Il était de mauvaise foi: il savait très bien qu’il y avait là un sas vélo. Les policiers connaissent quand même leurs secteurs. Et ensuite il m’a foncé dessus. Dans la discussion qui a suivi, il m’a même avoué sa haine des cyclistes.

    Comment l’a-t-il justifiée?

    Il assure que «les cyclistes ne respectent rien». C’est pour ça qu’il m’a percuté selon lui: «parce que sinon, vous auriez fui par les trottoirs». Mais moi, ça me fait autant ch... de voir un policier dans le sas vélo qu’un cycliste sur les trottoirs. Parce que ça nuit à l’image des cyclistes.

    Le panneau «tourne à droite», objet du litige, semble être important pour vous.

    Il est assez récent et permet aux cyclistes de gagner beaucoup de temps. Il permet aussi aux cyclistes de ne plus brûler de feux, qui sont d’abord là pour réguler les voitures. Le panneau reste cependant mal connu. Il mène les automobilistes à klaxonner pour rien. Je me souviens d’un reportage de la RTBF sur les infractions commises par les cyclistes qui commençait d’ailleurs par montrer 4 vélos «brûlant» un feu rouge grâce au panneau. «Ils commettent l’irréparable», disait le commentaire...

    Malgré ces arguments, vous avez hésité plusieurs mois avant de publier les faits en juillet: pourquoi avez-vous finalement posté les images?

    L’objectif, c’est d’abord de permettre aux autres usagers de la route de se rendre compte de ce que c’est que de rouler à vélo dans Bruxelles. Des réactions comme celles de ce policier, on en vit tous les jours, en bien pire.

    Le code de la route est-il adapté au cycliste urbain?

    C’est impossible de respecter à 100% le code de la route à vélo. Par exemple, une piste cyclable va se terminer brusquement et on va se retrouver dans un sens unique. La largeur de la chaussée ne permet pas de nous tenir à 1m de la circulation et à 1m des stationnements... Tout est mal pensé.

    La Chasse, c’est un carrefour dangereux pour les cyclistes?

    Pas autant que Meiser...

    Vous vous sentez en danger à Bruxelles?

    J’ai davantage peur de me faire agresser que de me faire renverser. Il y a une haine du cycliste! Un jour, un chauffeur de bus en dehors de son service m’a percuté avec son rétroviseur. Exprès. Ensuite, le mec est sorti de sa voiture pour me pousser. Les gens sont très agressifs.

    «C’est un carrefour très complexe»

    Vincent De Wolf, en tant que Bourgmestre d’Etterbeek (MR), vous êtes Président permanent du collège de discipline de la zone de police Montgomery, qui réunit votre commune et les deux Woluwe. Que pouvez-vous dire de cette altercation?

    Que l’enquête est en cours. Je ne peux pas préjuger de son résultat. Je n’ai pas d’opinion et si j’en avais une, je ne pourrais pas vous la donner vu ma fonction. Les images de la capsule vidéo sont-elles suffisantes pour se prononcer? Il faut en tout cas tenir compte du contexte. On prendra une attitude en fonction de l’enquête interne. Si on décide de poursuivre, les protagonistes seront entendus.

    Quid de la situation sur place? L’effacement des lignes blanches semble avoir causé l’altercation...

    Je ne suis pas encore allé voir sur place. Mais je dois d’emblée préciser que tout le carrefour de la Chasse comme la chaussée de Wavre sont des voiries régionales. Leur entretien incombe donc à la Région et si le marquage s’efface, c’est la Région qui en est responsable.

    En tant que Bourgmestre, jugez-vous l’aménagement du carrefour de la Chasse suffisamment sûr pour un usage harmonieux par tous les usagers?

    C’est un carrefour très difficile avec de nombreuses entrées, des trams, des bus, des piétons, des automobilistes et des cyclistes. Et c’est dangereux. Dernièrement, une dame est tombée de l’embarcadère de trams et a été écrasée par un camion: elle est morte sur le coup. J’ai déjà essayé de voir si un changement des séquences de feux de circulation était jouable en raison du faible temps laissé aux piétons mais dès qu’on bouge une pièce, tout le reste du puzzle bouge. Un audit est cependant en cours et des recommandations sont prévues pour y améliorer la sécurité des cyclistes.

    VIDEO :

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=143&v=BwSWP0Id0Xc

    Source : http://www.lavenir.net/cnt/dmf20171113_01084188/le-policier-bloque-le-cycliste-avec-son-combi-altercation-ubuesque-sur-un-carrefour-de-bruxelles

     


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  • Verser plus dans l'épargne-pension peut vous faire perdre et faire gagner l'Etat.

    Le gouvernement espère que vous tomberez dans le piège fiscal de l'épargne-pensionL’État table sur l’ignorance des contribuables. D’après une source gouvernementale consultée par L’Echo, l’exécutif fédéral compte sur le fait que des contribuables tomberont dans le piège fiscal lié au nouveau plafond de l’épargne-pension pour financer le supplément de réduction d’impôt de ceux qui éviteront cette chausse-trappe.

    Pour rappel, à l’initiative du ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA), l’épargne-pension sera assortie d’un nouveau plafond à partir de 2018. L’an prochain, les particuliers pourront verser jusqu’à 1.200 euros dans ce troisième pilier des pensions, alors que la limite est actuellement fixée à 940 euros.

    Ce plafond sera toutefois encore utilisé pour calculer la réduction d’impôt liée aux versements des épargnants. En effet, pour tout investissement jusqu’à 940 euros, la réduction d’impôt sera de 30% du montant versé. Ceux qui verseront plus de 940 euros, et maximum 1.200 euros, verront quant à eux leur réduction d’impôt calculée au taux de 25%.

    Neutre pour le budget

    Récemment, le ministre des Finances avait reconnu que ce système de double plafond créerait un piège fiscal. En effet, les contribuables qui verseront un montant compris entre 940 euros et 1.128 euros recevront une réduction d’impôt plus petiteque s’ils avaient limité leur versement au premier plafond de 940 euros. Pour qu’un versement supérieur à 940 euros soit utile sur le plan fiscal, les épargnants devront donc placer plus de 1.128 euros dans leur épargne-pension. Sans quoi ils tomberont dans le piège fiscal.

    Interrogé à ce sujet fin octobre, le cabinet du ministre des Finances s’était voulu rassurant. Selon lui, le versement d’un montant supérieur à 940 euros sera "uniquement possible après accord préalable et explicite du contribuable à son organisme financier. L’épargnant sera ainsi toujours informé des conséquences de son choix." Autrement dit, les banques et compagnies d’assurances devraient informer à suffisance les épargnants pour que ceux-ci ne tombent pas dans le piège fiscal.

    "Grâce à tous les gens qui perdront une partie de leur avantage fiscal en versant un montant compris entre 940 et 1.128 euros, on récupérera de quoi financer la réduction d’impôt supplémentaire de ceux qui investiront plus de 1.128 euros."
     

    Mais il apparaît aujourd’hui que le gouvernement compte bien que certains contribuables tombent dans le panneau. De source gouvernementale, on apprend que l’introduction du nouveau plafond de l’épargne-pension est une mesure considérée comme neutre pour le budget de l’État"Grâce à tous les gens qui perdront une partie de leur avantage fiscal en versant un montant compris entre 940 et 1.128 euros, on récupérera de quoi financer la réduction d’impôt supplémentaire de ceux qui investiront plus de 1.128 euros", explique cette source.

    Le gouvernement espère que vous tomberez dans le piège fiscal de l'épargne-pension

    1.000 euros versés, 32 perdus

    Par exemple, si, l’an prochain, un particulier place 1.000 euros dans son épargne-pension, son avantage fiscal sera calculé au taux de 25% et il bénéficiera donc d’une réduction d’impôt de 250 euros. Or, s’il s’était contenté d’investir 940 euros dans son épargne-pension, c’est le taux de 30% qui se serait appliqué, ce qui lui aurait rapporté une ristourne fiscale de 282 euros. Ce contribuable perdra donc 32 euros de réduction d’impôt.

    Par contre, un contribuable qui cotisera à hauteur de 1.200 euros dans son épargne-pension bénéficiera d’une réduction d’impôt, calculée à 25%, de 300 euros. Par rapport à la réduction d’impôt de 282 euros qu’il aurait reçue en cas de versement de 940 euros, cet épargnant-là sera donc gagnant sur le plan fiscal: son avantage sera 18 euros plus élevé.

    → Par conséquent, un contribuable qui tombera dans le piège fiscal en versant 1.000 euros et en perdant 32 euros permettra de financer quasiment deux contribuables qui verseront 1.200 euros et gagneront 18 euros chacun.

     © MEDIAFIN

    "Personne ne sera perdant"

    "Personne ne perdra un euro de pension", avait assuré la N-VA lors des récents débats au sujet de la réforme de la pension légale. Cet engagement ne visait pas les pensions complémentaires telles que l’épargne-pension.

    D’après les statistiques du secteur financier, les Belges versent chaque année plus de 2 milliards d’euros dans l’épargne-pension. Le dernier inventaire des dépenses fiscales de l’État montre que les réductions d’impôts liées à ce troisième pilier des pensions représentent un coût de plus de 600 millions d’euros pour les finances publiques.

    Source et graphique : L'ECHO

    https://www.lecho.be/monargent/pension/Le-gouvernement-espere-que-vous-tomberez-dans-le-piege-fiscal-de-l-epargne-pension/9952515


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  • Turquie : «Dites à Zara de nous payer»

    «J’ai fabriqué l’article que vous vous apprêtez à acheter mais je n’ai pas été payé pour», alerte une étiquette glissée dans plusieurs vêtements de la marque Zara, dans l’une de ses enseignes stambouliotes. Très vite, cette initiative insolite est partagée par les commerçants sur les réseaux sociaux turcs. Ce signal de détresse, déposé le 1er novembre, à l’attention des clients du géant du prêt-à-porter espagnol, est signé des «ouvriers de l’usine de textile Bravo» d’Istanbul. «Nous n’avons reçu ni nos trois derniers mois de salaires, ni nos primes d’ancienneté. L’usine, elle, a été fermée en l’espace d’une nuit», déplorent-ils. Et de lancer un appel : «S’il vous plaît, dites à Zara de nous payer.»

    Bravo Tekstil, à l’image de milliers d’entreprises turques, joue les sous-traitants pour les grandes marques occidentales qui trouvent en Turquie une main d’œuvre qualifiée, flexible et bon marché. L’entreprise travaille pour de grands noms : Inditex (Zara, Massimo Dutti, Bershka, etc.), Mango ou encore Next. Pourtant, le 25 juillet 2016, son usine stambouliote baissait ses rideaux et laissait 140 employés sur le carreau. «Un jour, le patron n’était plus là […]. A la place, des sociétés de créanciers sont venues. Le surlendemain, quand nous sommes allés à la fabrique, il n’y avait plus rien, tout avait été saisi», déplore l’une des ouvrières, rencontrée par le quotidien de gauche Birgün. Faute d’un dirigeant à qui réclamer des comptes, les ouvriers, appuyés par le syndicat Disk Tekstil, en appellent directement aux marques européennes. Mais après un an de négociations, c’est la douche froide. «Les marques ont déclaré qu’elles ne payeraient qu’un peu plus d’un quart de ce que nous réclamions. En d’autres termes, les marques ont accepté leur responsabilité mais elles ont pensé que nous ne méritions pas plus que leurs restes», peut-on lire dans la pétition en ligne, lancée fin septembre par les ouvriers, et qui a déjà récolté plus de 20 000 signatures.

    Turquie : «Dites à Zara de nous payer»

    Secteur informel

    A en croire Asalettin Arslanoglu, président du syndicat des travailleurs Disk Tekstil, Zara est responsable de ces employés laissés à l’abandon. «Comme d’autres grandes marques internationales, Zara a signé un accord contraignant qui garantissait les conditions de travail des employés de ses sous-traitants.» Seulement des promesses, dénonce le syndicaliste. «En Europe, ils brandissent cet accord et clament : "Regardez, nous sommes une entreprise responsable." Mais ici, à Istanbul, c’est bien différent. Ici, les petits patrons sont submergés par les commandes de ces grands groupes qui veulent toujours plus de produits de qualité, à bas coût. Cela se répercute donc logiquement sur les employés et leurs conditions de travail.» Et le syndicaliste de déplorer ainsi cadences, horaires, faibles salaires, règles de sécurité d’un secteur qui emploie pas moins de 2 millions de personnes en Turquie. La moitié d’entre elles œuvrerait d’ailleurs dans le secteur informel, souvent dans de petits ateliers de confection hors d’atteinte des contrôles.

    Un secteur informel notamment alimenté depuis 2011 par l’arrivée de plus de 3 millions de réfugiés syriens sur le sol turc. Les dérives ont été multiples. En 2016, une enquête de la BBC avait ainsi révélé que des sous-traitants de grandes marques occidentales embauchaient dans leur ateliers textiles des Syriens (dont des mineurs) sans permis de travail et pour des salaires bien inférieurs aux normes légales.

    Turquie : «Dites à Zara de nous payer»

    «A la traîne»

    Depuis, des efforts ont été constatés mais restent insuffisants, comme l’explique, Phil Bloomer, directeur du Centre de ressources sur les entreprises et les droits de l’homme, dans son rapport annuel. «Certaines marques grand public comme Next, New Look, Asos et Zara ont fait des progrès pour protéger les travailleurs, mais beaucoup d’autres comme Aldi, Asda et Topshop sont à la traîne. Elles devraient s’inspirer des leaders du secteur, et vite.» Mais imposer des normes et des contrôles s’avère difficile dans un pays où le textile est roi : 2,5 % du PIB et près de 20 % des exportations totales. D’autant qu’Ankara affiche de larges ambitions pour ce secteur, tablant à l’horizon 2023 - centenaire de la République turque - sur 80 milliards de dollars d’exportations (contre 29 milliards en 2014).

    Source : http://www.liberation.fr/planete/2017/11/06/turquie-dites-a-zara-de-nous-payer_1608270

     


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