• Felyx supprime certaines de ses zones de stationnement

    Casques manquants, pare-chocs et miroirs brisés, scooters endommagés : l'opérateur supprime deux zones de stationnement.

    Lundi dernier, un utilisateur de felyx, l’opérateur de scooters électriques implanté à Bruxelles depuis fin juin, voulait rentrer à son domicile situé à Wemmel. Il enfourche donc un scooter et le stationne du côté de l’Atomium, qui est la zone de dépôt la plus proche de chez lui. Mais à sa grande (mauvaise) surprise, il n’est pas parvenu à verrouiller son scooter, l’application lui annonçant qu’il se trouvait en dehors de la zone d’utilisation. Il a finalement pu être dédommagé par l’entreprise.

    Contacté par nos soins, l’opérateur nous explique que la zone de l’Atomium a en effet été supprimée à cause de cas récurrents de vandalisme. La situation est identique pour la zone de Laeken qui n’est plus répertoriée non plus dans l’application.

    "Cette décision a été prise suite à des cas devenus trop fréquents de vandalisme à l’encontre de nos scooters. Casques manquants, pare-chocs et miroirs brisés, scooters endommagés, etc. Toutes ces dégradations mettaient en péril la sécurité de nos clients et il a donc été décidé de supprimer définitivement ces deux zones. Il y a toutefois eu un problème de communication envers nos clients mais tout est rentré dans l’ordre", assure la porte-parole de la société. "Nous regrettons cette décision d’autant que nos scooters étaient utilisés par de nombreux touristes qui voulaient se rendre au nord de Bruxelles pour visiter l’Atomium, Mini Europe, etc. Mais les cas de vandalisme sont plus nombreux dans certains quartiers que d’autres et cette décision était inéluctable."

    Désormais, les quelque 600 scooters électriques de felyx couvrent les quartiers d’Ixelles, Etterbeek, Saint-Gilles, Uccle, Bruxelles centre. Les communes de Woluwe-Saint-Lambert et Watermael-Boitsfort sont également couvertes depuis ce jeudi. Les limites de la zone de service sont indiquées par les lignes vertes. Seules ces zones permettent d’activer et de désactiver un e-scooter.

    Pour rappel, felyx propose des e-scooters partagés sur une base de trajet à 0,26 €/min. Dans la zone de service, vous trouverez un felyx n’importe où et vous pourrez vous garer gratuitement où et quand vous le souhaitez. L’application felyx s’utilise pour localiser, réserver et activer le scooter le plus proche.

    Les opérateurs de mobilité douce, toujours plus nombreux à Bruxelles, sont fréquemment victimes de vandalisme. C’est le cas des opérateurs de trottinettes électriques, mais également des vélos partagés. Ainsi, on rappellera qu’en janvier 2018, l’entièreté de la flotte de vélos en libre-service de Gobee. Bike a également été retirée de la circulation pour cause de vandalisme. "Nous avons dû affronter la triste réalité que notre vision de la mobilité n’était pas partagée par une minorité déterminée à nuire, et nous ne pouvons plus supporter ni le coût financier, ni le coût moral des réparations", avait alors affirmé l’opérateur.

    Source et photo : ARNAUD FARR

    https://www.dhnet.be/regions/bruxelles/bruxelles-mobilite/vandalisme-felyx-supprime-ses-zones-de-stationnement-a-l-atomium-et-laeken-5d67d96c9978e27153ea4eef


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  • E 120 : Vous mangez cet insecte tous les jours!

    La cochenille, ça ne vous dit rien? Le E120 non plus? Pourtant, le colorant obtenu en broyant cet insecte est présent dans des milliers de produits alimentaires!

    Manger des insectes c’est tendance et cela fera probablement partie de l’alimentation quotidienne dans le futur. Ca, c’est pour la version entière, parfois peu ragoûtante, de ces insectes qu’on consomme comme tels, grillés à l’apéro par exemple. Car des insectes, on en consomme déjà tous les jours, ou presque, sans le savoir. C’est le cas de la cochenille par exemple, un insecte provenant d’Amérique du Sud tropicale et sous-tropicale et du Mexique. Ces insectes au corps mou et à l’écaille plate et ovale se regroupent autour des cactus. Ebouillantés, séchés et ensuite broyés, ils fournissent un colorant alimentaire (E120) qu’on retrouve dans une quantité incroyable de produits issus de l’industrie agroalimentaire.

    Le E120 ne se retrouve pas que dans des aliments où l’usage du colorant paraît évident: bonbons et autres produits à la coloration peu naturelle. Il sert aussi à éviter que votre jambon soit gris (eh oui, un jambon cuit n’est pas rose!), dans les saucisses type hot-dog, charcuteries, certains yaourts, les crèmes-glacées, les fromages fondus orangés qui garnissent généralement les cheese-burgers et une kyrielle d’autres produits encore. Un petit tour dans vos placards et dans le frigo vous le prouvera: le E120 est partout!

    Source et photo :                                                        https://gourmandiz.dhnet.be/manger-mieux/3030/vous-mangez-cet-insecte-tous-les-jours


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  • Léon de Bruxelles de moins en moins bruxellois

    Olivier Bertrand, le n°2 français de la restauration commerciale va faire main basse sur Léon de Bruxelles. Le groupe Bertrand a conclu un accord avec Eurazeo, la société d'investissement, pour racheter ses 60,5 % au prix de 24,1 millions d'euros.Léon de Bruxelles qui n'avait déjà plus grand chose à voir avec le Léon belge perd un peu plus de son enracinement dans notre pays.

    Source : Trends.be


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  • Une mal-voyante dénonce le danger des deux roues électriques sur les trottoirs

    Les premières personnes victimes de ce récent mode de transport "écologique" qui cannibalise de manière anarchique certains trottoirs sont, bien évidemment, les piétons avec ou sans landau, les PMR et les plus démunis face à ce fléau... les mal-voyants et aveugles.

    Les personnes déficientes visuelles ne se sont pratiquement jamais exprimées sur le danger de ces engins de location mal garés sur les trottoirs. L'une d'elles, dont je ne dévoilerai, à sa demande, que le prénom, s'exprime enfin et je l'en remercie :  

    " Les personnes déficientes visuelles se cognent régulièrement contre les guidons des vélos, trottinettes et scooters, voire trébuchent contre la planche des trottinettes. Je parle par expérience. 

    Explication : L'embout de la canne blanche ne touche qu'un point au sol. La canne est inclinée devant la personne et effectue des balayages en zigzag et donc touche le sol sur ces zigzags. La partie inclinée de la canne détecte, avec retard par rapport à l'embout, les obstacles suffisamment hauts qui heurtent alors la partie inclinée de la canne. La planche des trottinettes étant peu élevée par rapport au sol, le risque de ne pas détecter avec une canne blanche la présence d'une trottinette ou de la détecter trop tard est élevé.                                                                     Devons-nous sortir notre super gsm équipé d'une synthèse vocale, télécharger une application reconnaissant les numéros de plaque d'immatriculation pour ensuite avertir via internet la compagnie x, y ou z qu'ils doivent venir enlever l'engin contre lequel on vient de se cogner ou de trébucher alors que ledit engin était stationné de façon gênante pour les piétons ?  Tout ça pour éviter à la compagnie des sanctions ?     

    Une mal-voyante dénonce le danger des deux roues électriques sur les trottoirs

    Ce que je souhaite par contre, c'est que la police sanctionne en vertu du non respect des règles de stationnement.
    Je souhaite que la commune embraye le pas aux mesures prises par Uccle contre ce type d'engins mal stationnés.
    Je souhaite que la région active au plus vite l'ordonnance relative à ce type de sociétés afin de lutter contre le fléau des stationnements gênants déjà dus à certains particuliers, mais auquel est venu s'ajouter une flotte composée au minimum de 4.000 trottinettes électriques, 500 vélos électriques et 200 scooters partagés... Et, à présent, certains Villo sont également abandonnés sur les trottoirs au lieu d'être redéposés à une des 360 stations, bref, la situation est en train de déraper (sans vilain jeu de mots). 
    Exemple : samedi à Herrmann Debroux, deux Villo en stationnement, barraient en oblique toute la largeur du trottoir au pied du nouvel immeuble, alors qu'une station Villo se trouve à quelques mètres de là, en dehors du cheminement des piétons, sous le viaduc. A ce même endroit, je rencontre régulièrement des trottinettes, alors qu'entre le box vélos et la station de métro tout un espace n'est pas (ou peu) emprunté par les piétons.
    Revers de la médaille pour nous déficients visuels, c'est que l'on installe des barres de stationnement pour vélos, sans toujours réfléchir à l'endroit où on le fait. A Hankar, sur les 6 chemins possibles pour les piétons en sortant de la station de métro (gauche, droite, en face de soi vers l'arrêt de bus) plus un seul accès n'est possible pour les piétons déficients visuels : il n'est plus possible de longer la station de métro, il n'est pas possible, en longeant la bordure, de trouver les dalles podotactiles (en relief) menant vers la station de métro (puisque ces dalles débutent trop loin de la bordure que pour être détectées par la canne blanche.
    A Herrmann Debroux, des barres ont été ajoutées sur un coin près du nouvel immeuble. C'est en apparence en dehors du cheminement des piétons, sauf du cheminement des personnes déficientes visuelles devant passer de la traversée du bd vers la traversée sous le viaduc ou vers le métro.

    Le jour où l'accessibilité des piétons à mobilité réduite ne sera plus une illusion d'optique, là je bondirai de joie. 

    Françoise  "

    Une mal-voyante dénonce le danger des deux roues électriques sur les trottoirs

    Info utile (RTBF) :

    https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_un-etudiant-bruxellois-aveugle-denonce-le-danger-des-trottinettes-electriques-sur-les-trottoirs?id=10214425


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  • Scooters Felyx... suite ! Si, à Bruxelles ou ailleurs, vous vous trouvez face à ces scooters électriques partagés Felyx mal garés sur le trottoir de telle sorte qu'ils empêchent la libre circulation des piétons, sachez que la start-up qui commercialise ces engins partagés est très réactive lorsque vous lui signalez sur son site (https://felyx.com/) l'un de ces deux roues en infraction. Si vous lui envoyez des photos dont une avec la plaque d'immatriculation, il contacte lui-même le conducteur fautif et prend les mesures adéquates pour que cela ne se reproduise plus avec l'utilisateur contrevenant. S'il y a récidive, il le met à l'amende.

    Adresse de contact : bruxelles@felyx.nl - téléphone :02 588 85 04

    Il va de soi que si, de manière intentionnelle, le scooter a été déplacé dans des lieux inappropriés... après que son utilisateur l'ait correctement garé tout en ayant désactivé l'application, Felyx est en mesure - grâce au système GPS intégré - de constater qu'il y a eu déplacement malveillant de l'engin. 

    Scooters Felyx... suite ! i

    Scooters Felyx... suite ! Scooters Felyx... suite ! Scooters Felyx... suite ! Scooters Felyx... suite !


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  • Certains usagers de scooters électriques -mais pas que - semblent méconnaître le code de la route, en particulier ceux qui se garent avec ces engins de location à l'arrière de la Place Paduwa à Evere où ces photos ont été prises. Il va de soi que la société Felyx n'est pas responsable de la mauvaise utilisation de ses engins par certains de ses utilisateurs minoritaires.

    Petit rappel utile

    "On peut garer son scooter sur les trottoirs mais avec un espace de 1,50 mètres entre les façades et la fin du trottoir, afin de ne pas gêner les passants où les personnes à mobilité réduite. Il est interdit de se garer devant une porte de garage ou trop près d'une entrée d'immeuble, sur un espace de stationnement pour les voitures et devant un passage pour piétons."

    Comment garer sa mobylette de location ? En tout cas, pas comme ça !

    Place Paduwa (Evere)

    Comment garer sa mobylette de location ? En tout cas, pas comme ça !

    Comment garer sa mobylette de location ? En tout cas, pas comme ça !

     Quand les "bikers" Felyx vont à l'église 

    Comment garer sa mobylette de location ? En tout cas, pas comme ça !

     

    Lien utile publié en 2017 : 

    https://www.rtbf.be/classic21/article/detail_securite-ou-garer-les-2-roues?id=9523881


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  • Ne dites pas après ça que vous ne le saviez pas !


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  • Publication d'avis de recherche non-officiels sur les réseaux sociaux: gare aux conséquences judiciaires

    "La fille de ma collègue a disparu… Partagez un maximum, s’il vous plaît !" Une publication sur Facebook, une photographie représentant la personne disparue… Il n’est pas anodin de voir passer des avis de recherche sur les réseaux sociaux. Peut-être, d’ailleurs, les partagez-vous.

    Mais là ou ça coince, c’est lorsque vous partagez des avis de recherche non-officiels. Cela peut avoir des conséquences négatives sur l’enfant ou l’adolescent recherché ainsi que des conséquences judiciaires.

    "On republie, on partage la publication d’un autre et des erreurs se glissent, ou des interprétations sont faites ou des annotations sont ajoutées. Il y a d’office des conséquences judiciaires selon ce qui est publié. Je pense déjà simplement au respect de la vie privée des gens. Vous risquez de publier des données personnelles. Le respect de la vie privé ça fait partie de règlements qui sont très précis et surveillés en Belgique comme ailleurs. Donc, on va forcément trouver des premières infractions. D’autres, pour lesquelles on pourrait être poursuivi selon ce qu’on diffuse, ce qu’on raconte", insiste Régis Kalut, porte-parole de la police fédérale.

    Pas de droit à l’oubli

    Quand un enfant est retrouvé, l’avis de recherche est mis à jour et supprimé d’internet. Le problème, si vous partagez une publication non officielle, c’est que l’enfant n’aura pas droit à l’oubli.

    "Un enfant n’aime pas que tout le monde soit au courant de sa disparition non plus. Il peut faire l’objet de certaines stigmatisations et être montré du doigt", explique Selyna Ayuso, pour Child Focus.

    Dans les cas de fugues, un partage intempestif peut alors empirer la situation. "Si jamais il voit qu’il est recherché partout et qu’il est en fugue, il n’aura peut-être pas envie de rentrer à la maison."

    Le contexte de la disparition

    L’autre problème avec les appels à l’aide spontanés, c’est que l’on connaît rarement le contexte derrière la publication. "On ne connaît pas les circonstances familiales par exemple. Si c’est un divorce alors c’est peut-être un peu délicat. Ou alors ça peut être des personnes mal intentionnées qui partagent les avis."

    Pour éviter toute erreur, partagez uniquement les publications officielles de Child Focus et de la Police fédérale. Ces partages officiels sont très utiles à la police dans le cadre d’enquêtes. Un avis de recherche est en moyenne vu par 11.600 personnes. Ce qui représente une portée importante, beaucoup plus qu’une affiche collée. Ils ont par exemple aidé à retrouver le meurtrier de Julie Van Espen.

    Source : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_publication-d-avis-de-recherche-non-officiels-sur-les-reseaux-sociaux-gare-aux-consequences-judiciaires?id=10287850&fbclid=IwAR2lXp_2UbuxAmntB430c0ngNXMe2sT1hs2y8YV8Dhexx07DtPAiV5bKn9U
     


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  •                            Hommage à mon pote "Junior"

    Ceux qui me connaissent savent combien le bien-être animal est primordial à mes yeux. L'amour que je porte depuis ma plus tendre enfance à ces compagnons d'une vie est une réalité qui me suit, me porte jour après jour, et m'accompagnera jusqu'à la fin de ma vie. 

                                                                                                                                  J’ai été particulièrement gâté par l’un de ceux-ci

        

               

                 Voici l’histoire d'un chien d'exception appelé Junior

    Le début de son existence est une énigme, mais qu'importe ce passé probablement en demi-teinte, c'est la suite qui compte. La vie officielle de celui qui s’appellera désormais Junior a commencé dans un refuge à Marseille où il est resté près de deux longues années avant de trouver une âme bienveillante. Faut dire aussi qu’une grande bête aussi imposante que  celle-là n’était pas facile à adopter, d’autant que ce beau chien était quand même assez vif, exubérant et peu discipliné.

    Une jeune femme, bénévole pendant ses heures de loisir dans ce refuge, le promenait de temps en temps. Elle se sentait particulièrement en harmonie avec ce grand chien qui, sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte, l’entourait petit à petit de ses pattes tentaculaires. 

    Un jour, il est entré dans sa voiture pour ne jamais plus quitter celle qui deviendrait sa plus grande complice, son plus grand amour.

    De par sa profession, sa maîtresse était une grande voyageuse. Junior l’accompagnait partout : en France, en Espagne, en Allemagne. Elle a finalement posé ses valises… et, lui son panier, chez nous, en Belgique.

    Mon copain est parti au paradis des chiens

    Les nouveaux horaires de travail de sa maîtresse ne lui permettant plus de le promener régulièrement entre l’heure du midi, elle a cherché une personne de confiance prête à partager un peu de son temps avec Junior. C’est là que j’arrive et que je tombe, moi aussi, sous le charme de cet animal tellement attachant. J’étais pris au piège, tout comme sa maîtresse quelques années plus tôt…. mais ça, je ne le savais pas encore ! 

    Lorsque j’ai rencontré Junior pour la première fois, j’ai vu devant moi un grand chien espiègle au regard doux, vif et séducteur. J’ai directement succombé à cette masse de tendresse et de force.

    Je ne savais pas encore que nous passerions ensemble près de 5 années de bonheur total.

    Mon copain est parti au paradis des chiens

     Lors de nos premières escapades, nous avons appris à nous connaître, à nous jauger, puis à nous adopter, pour, en fin de compte, devenir les meilleurs camarades du monde.

    Mon copain est parti au paradis des chiens

    Et puis, jour après jour, les promenades se sont multipliées pour se compter, mois après mois, et année après année. Nos lieux de prédilection se situaient en forêt de Soignes dans les environs du Rouge-Cloître à Auderghem et, lorsqu'il était en pension chez moi, au parc de Roodebeek à Woluwe-Saint-Lambert.

    Combien de fois, lors de ces promenades, n'avons-nous pas bravé la pluie, la neige, les bourrasques de vent mais aussi le soleil caressant d’hiver, comme les rayons plus ardents de l’été. L'automne était la saison que je préférais avec sa farandole de décors d'arbres magiques où les feuilles se parent de fantastiques couleurs rouge et or.  

    Junior aimait la liberté et c'est en forêt qu'il exprimait le mieux cette soif d'espace. Ce chien, parfois un peu délirant, m’obéissait au doigt et à l’œil... sauf quand ses narines humaient une bonne odeur de cuisine ou de repas jeté dans la nature. Là, il fallait montrer qui était le patron... et le patron, c'était toujours lui (MDR). Chaque moment que nous passions ensemble était un enchantement. Lorsque je le voyais courir avec d'autres chiens en forêt, je me disais, en le regardant ainsi gambader et jouer, que là était mon bonheur et que je vivais des moments exceptionnels avec ce grand chien devenu le partenaire d'une grosse partie de ma vie.  Ah, j'allais oublier le plan drague imparable de Junior! Quand il voyait une jolie petite femelle, il avançait en sautillant et, étonnement, malgré ses 45 kg, semblait aussi aérien qu'une ballerine sur la pointe des pieds. Cela le rendait irrésistible et surtout très rigolo. L'affaire était dans le sac.

                    Il est devenu mon pote, mon copain, mon ami.

    Il nous arrivait de faire partager nos escapades à mon fils lorsque, quand son emploi du temps le lui permettait, il nous accompagnait en forêt. Les concernant, je me rappelle une anecdote pas très plaisante. Junior et mon fils ont connu une première dont ils se seraient bien passés : être bloqué dans un ascenseur pendant beaucoup trop longtemps. Lorsque le dépanneur les a sortis de là, ils étaient bien heureux de quitter cet espace exigu et anxiogène où l'oxygène commençait à manquer.

    Ma femme était folle de Junior. Je la taquinais souvent lorsqu’elle nous accompagnait en forêt. Je la surnommais, avec un grand sourire moqueur, « l’épicerie sociale » car ses poches étaient pleines de pommes et de friandises où Junior n’avait plus qu’à se servir en fouillant dans ses poches qui débordaient de partout.

    L'épicerie sociale  

    Mon copain est parti au paradis des chiens

    Une copine de Junior et ses potes 

    J’ai promené Junior à une période de ma vie où… mes cheveux ont commencé à blanchir comme, tout doucement, les poils de son museau et de ses sourcils. Mon crâne s’est peu à peu dégarni alors que lui perdait ses poils… mais c’était saisonnier ! Mes cernes et mes rides se sont prononcées comme ses babines se sont allongées, affaissées. Mes genoux se sont mis lentement à "chanter" tandis que ses pattes arrière se sont ankylosées. On vieillissait bien ensemble, comme de vieux potes! On vieillissait bien ensemble mais pas au même rythme! 

    Au début, on courrait ensemble, et lui était plus souvent devant moi que moi devant lui. Ces dernières semaines, la course s’est changée en "train de sénateur" et moi je marchais plus souvent devant lui que lui devant moi. Et puis, en avril 2019, il y a eu la course contre la maladie. Des examens médicaux ont révélé un foutu virus, celui que l’on ne cite jamais, mais qui effraie tout le monde. Quelques semaines plus tard, Junior nous laissait avec nos larmes et ce vide immense que ressentent tous ceux qui ont perdu un être cher. Je pense beaucoup à sa maîtresse qui vit cette séparation de manière plus intense et plus douloureuse que moi car, pour elle, Junior était un soleil permanent, soleil qui, aujourd'hui, se perd lentement dans la lointaine galaxie. 

    Cet hommage à Junior est aussi un vibrant hommage à sa maîtresse qui, malgré ses nombreuses contraintes professionnelles, aura été, pendant toutes ces années, une maîtresse prévenante comme jamais je n'en ai vu dans ma déjà longue vie auprès de ces merveilleux compagnons à 4 pattes. Jusqu'à la dernière minute, elle aura été une maîtresse dévouée au-delà de ce qui était possible. Vous êtes une "belle personne" Miriam et, à ce titre, je ne vous oublierai jamais.

             On vieillissait bien ensemble mais pas au même rythme 

    Aujourd'hui, je suis bien seul et l'herbe sur laquelle nous nous reposions est bien triste !

     

     


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