• Un médicament contre Alzheimer dans dix ans au plus tard!

    Un médicament contre Alzheimer dans dix ans au plus tard !

    Cette phrase osée a été prononcée par John Hardy, Professeur à l’University College de Londres, à l’occasion de deux conférences remarquables qu’il a données à la KULeuven le 13 janvier dernier.                                           Le Prof. Hardy n’a pas dit que nous disposerons d’un médicament qui pourra guérir Alzheimer mais il a toutefois souligné qu’un moyen de contrôler la maladie existera. Ce professeur de renom est très optimiste à cet égard ! Le Professeur John Hardy est un généticien de renommée mondiale, qui réalise depuis 30 ans déjà un travail de pionnier sur la cause génétique des maladies comme Alzheimer et Parkinson.
    Récemment encore, il a décroché le ‘Breakthrough Prize in Life Sciences 2015’, valant quelque 3 millions de dollars américains. Ce prix n’existe pas depuis aussi longtemps que le Prix Nobel, mais a toutefois déjà acquis autant de prestige. Le Prof. Hardy est également titulaire d’une chaire à l’UCLouvain. Le professeur britannique confirme que la découverte d’un médicament n’est cependant pas une sinécure.
    Initialement, il y a 30 ans, les autorités et l’industrie pharmaceutique ne prêtaient que peu d’attention à la maladie, trop souvent considérée comme une « maladie de vieillesse », un mal nécessaire lié au vieillissement. Cependant, la prise de conscience quant au ‘problème’ a augmenté suite au tsunami de nouveaux cas, car toutes les 3 secondes une personne dans le monde est frappée par l’une ou l’autre forme de démence et le nombre de personnes souffrant de démence dans le monde a augmenté pour atteindre
    les 47,5 millions. Notez qu’environ 70% de ces personnes souffrant de démence sont des patients atteints d’Alzheimer. Il est donc grand temps selon notre Conseiller Scientifique, le Prof. Bart De Strooper (KULeuven), de passer à la vitesse supérieure. Le budget alloué à Alzheimer est 10 fois
    moins important que celui, par exemple, alloué au cancer ou au sida, des maladies qui peuvent être guéries de nos jours moyennant un diagnostic précoce.
    Si nous investissons massivement dans la recherche scientifique sur la maladie d’Alzheimer, il y a beaucoup de chance pour que dans un délai de 10 ans nous disposions d’un médicament, probablement administré par perfusion.
    Pourquoi devons-nous continuer à investir dans la recherche ?
    ► Avec le vieillissement de la population, un tsunami de nouveaux cas d’Alzheimer va s’abattre sur nous. Actuellement, il y a dans le monde 32,7 millions de patients souffrant d’Alzheimer, dont quelque 7.350.000 en Europe. Si nous ne trouvons pas de solution à court terme pour contenir ce raz-de-marée, ce chiffre doublera d’ici à 2030 et triplera même à l’horizon 2050.
    ► Toutes les 3 secondes, un nouveau cas de démence est diagnostiqué dans le monde. Toutes les 67 secondes, nous déplorons un nouveau patient atteint d’Alzheimer. Ce n’est pas une horloge qui tourne, mais plutôt le compte à rebours d’une bombe à retardement que nous devons arrêter d’urgence. Les progrès de la recherche donnent du courage et des raisons de garder espoir !
    De nos jours, la maladie d’Alzheimer fait l’objet de beaucoup plus d’attention qu’il y a quelques années, avec d’énormes progrès réalisés à la clé.
    Rien qu’au cours des 20 dernières années, les chercheurs ont fait les découvertes majeures suivantes :
    - découverte du rôle des protéines bêta-amyloïde et tau dans la maladie d’Alzheimer
    - approbation mondiale des premiers médicaments Alzheimer, visant principalement à freiner temporairement la maladie
    - le premier modèle Alzheimer chez la souris permettant de cartographier et de comprendre la maladie
    - les premiers tests sanguins permettant de dépister la maladie d’Alzheimer                                                                                     Grâce à cette vague de nouvelles pistes de recherche innovantes, de nombreux nouveaux médicaments sont actuellement en développement, une médication dont les chercheurs espèrent qu’elle aura un grand potentiel afin de pouvoir bientôt traiter la maladie. Beaucoup de chercheurs croient qu’un mélange ou un cocktail de ces nouvelles médications permettra de faire une percée majeure dans le traitement et le ralentissement de la maladie.                                                                                       Source : Fondation Recherche Alzheimer


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  • Commentaires

    1
    jackcar
    Mardi 17 Mai 2016 à 12:04

    si c'était vrai;;;;;cette bonne nouvelle......c'est dur etg trite de vivre avec une personne attein te 

    de ctte terrible maladie

      • Mardi 17 Mai 2016 à 15:42

        Je confirme car dans mon entourage une personne de moins de 60 ans est atteinte par cette terrible maladie. Espérons que cette bonne nouvelle se concrétisera dans le temps.

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